Brașov
- 16 juil.
- 6 min de lecture
Notre train arrive à Brașov avec une demi-heure de retard. Heureusement que le trajet initial ne durait que 50 minutes !

De la gare nous marchons 20 minutes jusqu'à notre logement qui nous accueillera 4 nuits. C'est une très grande chambre sous les toits, avec 6 lits, un salon, une table, un frigo et un micro-ondes. Sur le pallier une autre chambre, une petite cuisine et une salle de bain.

L'autre chambre ne sera pas occupée de notre séjour ; nous avons la maison entière pour nous seuls.
16h, on se pose dans le premier resto venu. On y mange des sarmale, un plat typique roumain : des feuilles de chou farcies de viande et de riz, servies avec de la polenta et un ribs de porc.

Notre rando avortée, je propose que l'on aille voir du côté du mont Tâmpa, cette colline de 950m qui accueille en lettres géantes le nom de la ville façon Hollywood.

J'ai proposé qu'on grimpe la colline à pied, et plus on se rapprochait, plus on se disait que quand même, c'est haut...


mais tout le monde motivé on commence à grimper, essayant de mettre de côté les alertes sur les ours qui vivent dans le massif.

La rando est hyper agréable, sous les arbres, dans la forêt.


On croise régulièrement les téléphérique qui montent et descendent en quelques secondes.

Le sentier monte en lacet, nous faisant monter très progressivement.

Il nous faudra 1h30 pour grimper au sommet et découvrir les lettres BRASOV de dos !


La vue sur Brasov, que nous n'avons pas encore découvert, est vraiment chouette.

On peut voir aussi les différentes tours et portes de guet et défense ds remparts qui entourent encore une partie de la ville.
On continue à marcher jusqu'au téléphérique et on se regarde en se disant avec Milàn "imagine ça tombe, on a encore trop de choses à vivre". Alors on descend à pied, sur un autre versant.

Une fois en bas il suffira de prendre un bus pour rentrer.
On admire les fleurs sur le chemin, on voit l'autre Brașov, celui des tours et des immeubles loin du centre historique.

On mettra une grosse heure à redescendre. Mais une fois en bas, le chemin pour sortir du sentier et rejoindre le bus est barré. On ne peut pas passer du tout. On cherche une solution, Billie commence à avoir peur car il est 20h30 et la nuit tombe ; c'est là que sortent les ours.

Un panneau nous indique un autre sortie, à 3h30 de marche. On prendra le chemin opposé, nous faisant rejoindre le début du sentier initial. 21h15, nous finissons enfin !

De plus haut Milan avait repéré un carrefour market, il est tout près, on s'engouffre dans le centre commercial. On monte encore 3 étages, puis on les redescend. Toutes les boutiques sont fermées..et on arrive devant une porte, la sortie de secours. On prend les escaliers, on remonte, on ouvre toutes les portes et tout d'un coup, miracle, fin du labyrinthe, on arrive au supermarché ! Quelques courses, un bus et on rentre reprendre des forces après cette rando improvisée !
15km de pure montée, sans un seul ralage à part "j'ai soif" : on peut dire que ça progresse !
Grasse mat le lendemain, on traine un peu et on rejoint le centre-ville pour enfin visiter Brașov ! Billie réclamait un passage à l'aire de jeux (il y en a partout en Roumanie) donc on fait un arrêt dans un parc.

On passe par un parc qui nous fait voir la ville de l'autre côté de la colline.


Brașov, fondée en 1211 par des chevaliers de l'Ordre Teutonique, elle devint bientôt une colonie allemande ; ceux-ci y construisirent des grosses demeures et ses églises à l'abri d'épais remparts.
Toute visite de Brașov débute par la Piața Sfatului, la place du Conseil, jadis centre de la ville médiévale. C'est le coeur battant de la ville.


Au milieu se tient la Maison du Conseil, ancien hôtel de ville.

On a fait un tour à l'Eglise Noire, qui à mon goût ne vaut pas son prix, plus grande église gothique de Roumanie. Elle tient son nom d'un incendie qui aurait noirci ses murs. Ça a l'air d'avoir été nettoyé depuis...

Nous sommes arrivés par la Tour Blanche, ancienne tour de guet, et la porte fortifiée Graft le long des remparts.

Une pause déjeuner, à 16h encore, nous permet de goûter de nouvelles spécialités roumaines : des mici, un plat traditionnel très populaire, de la saucisse sans peau, de plusieurs viandes, avec des épices, servi avec du chou et de la polenta. On goûte aussi la ciorba, une soupe d'habitude à la viande mais que l'on prendra aux pleurotes !


On se laisse aussi tenter par des desserts, un strudel aux pommes et des Papanași, des beignets sucrés à la crème fraîche recouverts de confiture de myrtille maison.

La ville est placée en vigilance aux orages, et le temps se gâte en fin d'après-midi.
Nous rentrons sous la pluie et assistons à l'orage depuis notre chambre, bien au chaud.
Jour 3, temps menaçant, nous partons en excursion hors de la ville. Un bus nous emmène à la gare routière, où nous mangeons des frites et des saucisses en attendant le car.
Il nous emmène en premier lieu à la citadelle de Râșnov. Elle est fermée depuis 6 ans pour rénovation. Cette fois-ci on monte en ascenseur, mais on descendra à pied !





On repart direction le château de Bran, le site le plus touristique de Roumanie. Considéré faussement comme la demeure du comte Vlad Dracul (Dracula), il s'agit du château dont se serait inspiré Bram Stoker dans son célèbre roman.

La pluie est imminente et nous n'avons pas prévu de le visiter. On admire ce château qui vaut tout de même le détour et on reprend notre car pour Brașov. Le temps s'est dégagé alors on va boire un coup sur la place !

Avant de rentrer, on s'arrête à une aire de jeux de compète (y'a même des balançoires pour fauteuil roulant ? J'ai jamais vu ça ailleurs) il y a aussi des jets d'eau de couleur et une aire d'instruments de musique. Vraiment un autre niveau la Roumanie !



Dernier jour à Brașov. Le temps annoncé se dégrade. Je décide d'aller dans la ville à côté voir une église fortifiée. On prend 2 bus qui nous laisse dans une ruelle et on y va à pied : j'ai repéré une rando qui nous en approche. On ne fera pas la boucle et on continuera jusqu'à l'église.


Ça râle sur le premier tiers du trajet. Ça monte trop, j'ai mal aux jambes, j'ai peur de l'ours...l'idée de les perdre dans la forêt m'a traversé l'esprit. Mais rapidement des éléments extérieurs sont venus à mon secours : des planeurs qui passaient au dessus de notre tête et atterrissaient dans le champ en dessous de nous d'abord. Puis ensuite un immense troupeaux de moutons qui se sont soudainement décidés à descendre juste devant nous. Un petit vent de panique m'a parcouru, surtout en pensant aux chiens qui encadraient le troupeau. Billie est terrorisée par les chiens.

Heureusement quand les chiens ont débarqués ils étaient accompagnés du berger.

Après tout ça on a débarqué dans une forêt. J'ai commencé à entendre le tonnerre au loin et l'angoisse m'a à nouveau parcouru


Fin du chemin, la pluie n'est pas encore là. Ouf ! On déboule dans un champ de vaches que l'on doit traverser. Un nouveau vent de panique me parcourt : je suis vraiment une citadine !


On a du marcher un bon kilomètre et demi le long d'une nationale, et la pluie est arrivée. Les enfants me détestaient. J'ai trouvé un arrêt de bus où l'on s'est réfugiés et le bus est arrivé quelques minutes après !

On monte dans le bus et deux femmes me font comprendre que mes billets ne sont pas valables. Elles me pressent d'aller en acheter au chauffeur, mais pour 2 arrêts...je fais mine de ne pas comprendre, elles deviennent carrément hostiles. Ouf l'arrêt est enfin là ! En descendant je comprends que ce sont des contrôleuses 😄.
On rentre dans la première boutique venue pour s'acheter un goûter et le repas du soir. On tente de rejoindre l'église fortifiée, à 100 mètres, mais il pleut vraiment trop. Les rues se sont transformées en torrent...on rentre, si près du but ! Une bonne douche, une bonne soupe et on prie pour que les vêtements soient secs demain à 5h quand sonnera le réveil...


































Mama mia, le délire pour rejoindre le supermarché. Trop bien, Billie sera prête pour nos quelques jours ensemble. Bravo les randonneurs!
Quels courageux enfants (et leur mère !)! Bravo pour les marcheurs, vous allez avoir des mollets en béton ! Ça fait du bien de voir des arbres et de la fraîcheur car ici il fait toujours chaud...
J'avais hâte de lire la suite de vos aventures toujours aussi palpitantes.