Sinaia
Effectivement, nous ne serons que tous les 3 pour tout le trajet.
On regarde le paysage défiler en mangeant notre petit pique-nique, et la nuit tombe rapidement ; on est bien à l'est !

Contre tout attente (non) Billie et moi, bercées par le roulement du train et la nuit qui tombe, nous endormons rapidement.

Milan attend le match ; la France joue contre le Maroc. A minuit passé la porte s'ouvre soudainement et quelqu'un allume la lumière : "PASSEPORT !" Décidément, partout dans le monde les garde-frontière doivent être recrutés sur leur amabilité ! C'est une bonne nouvelle ; ça veut dire que nous enfin passés dans notre pays de destination finale : la Roumanie.
J'en profite pour demander le score du match à Milan. Et je me rendors, bercée par le train. Ce fut une des meilleures nuit de ma vie ! J'ai dormi comme un bébé (qui a inventé cette expression ? Certainement pas ceux qui ont vécu les nuits des premiers mois de Kymia).
On découvre le paysage, fait principalement de sapins et de maisons en bois

9h11, nous descendons pour notre toute première étape en Roumanie : Sinaia.

C'est une station de ski au coeur des montagnes de Transylvanie. On rejoint, depuis la gare, le cœur du village où nous prenons un petit déjeuner.

Je me rends compte que notre logement est situé très en hauteur et qu'on ne va pas pouvoir monter à pied. Première interaction avec les Roumains : demander des explications pour acheter des tickets de bus. Je n'ai que des billets et comme par hasard la machine ne les accepte pas, c'est en panne. Un jeune randonneur, hyper équipé, me paye les tickets avec son téléphone. Je profite pour donner mon billet à Billie qui va s'acheter un panier de mûres et de framboises.

Le bus arrive et je ne regrette absolument pas de l'avoir pris. Ça monte dur !


Enfin on arrive à l'appartement. Je me jette dans la douche, bien chaude, je me lave et me rince les cheveux, je me savonne....et la plus d'eau. Plus du tout d'eau. Bon. Je me rince à l'eau gazeuse de ma gourde. En sortant Billie s'est endormie, Milan comate, je les laisse donc recharger les batteries.
3h après, je réveille tout le monde. On monte au château de Peleș, chef-d'oeuvre d'architecture néo-renaissance allemande bâti à la demande de Carol 1er, premier roi de Roumanie.



Il n'y a plus de billet en vente pour aujourd'hui, alors tant pis, on profite de sa façade, et on se décide à visiter son voisin, le château de Pelișor, commandé par Ferdinand, le neuveu de Carol 1er et héritier du trône. Ce château est à peine plus grand de 100m que son voisin !

L'intérieur est peu mis en valeur mais regorge de belles pièces de mobilier.


En prenant les billets à la borne automatique (il n'y a pas de guichet), j'en profite pour insérer mon billet de 100 lei en me disant chouette je vais faire de la monnaie ! Pas chouette il ne rend pas la monnaie...
En redescendant nous faisons halte au monastère de Sinaia, en plein travaux.



On admire également les villas et palaces des 19/20èmes siècle, laissant penser qu'une clientèle huppée s'y pressait.


11h le lendemain matin, on toque à notre porte. Checkout ! Nous demandons 5min supplémentaires pour finaliser les sacs : il n'est que 10h54 !
Nous remontons la côte jusqu'à l'arrêt de bus, où nous listons les pour et les contre s'arrêter à la gare suivante, Bușteni, où j'ai repéré une petite rando.
C'est la guichetière de la gare qui tranchera : à la gare de Bușteni il n'y a aucun endroit pour poser les bagages. En route pour Brașov, donc, notre seconde étape roumaine.


































Des bises ✌️🌞💖
Les photos sont magnifiques, toujours aussi bien écrit. Dommage pour la randonnée de Busteni et hâte de voir Brasov ! Je n'arrive pas à faire la cédille sous les s.